L’art est bien plus ancien qu’on ne le pense.

35.000 ans avant notre époque l'homme qui vit de chasse et de pêche est déjà un artiste et son art ne se limite pas aux peintures.

L’homme de Cro-Magnon, en Europe, sculpte, grave, polit et peint l’ivoire et la pierre. Vers –27.000 ans sont sculptées les premières vénus. Ces statuettes de femmes aux rondeurs disproportionnées sont façonnées dans différents matériaux (os, pierre, argile, ivoire de mammouth, bois de cervidés).

De tout temps les hommes ont cherché à modeler, façonner, toutes sortes d'objets utilitaires mais aussi de décoration.

Aujourd'hui le médium le plus simple d'utilisation et à la portée de tous, semble être la pâte à sel.

Art traditionnel populaire, au Moyen-Age déjà, des jouets d'enfants étaient confectionnés en mie de pain.

A travers le monde et dans différentes cultures on fabrique des figurines en pâte.

En Asie elles sont en pâte de riz, en Amérique du Sud on utilise la pâte de maïs.

A l'origine la recette de la pâte à sel viendrait d'Allemagne où les familles modestes réalisaient à l'occasion de Noël, des décorations en pâte à pain.

Pour les protéger des animaux nuisibles ils ont ajouté du sel à la pâte .

Durant la première Guerre Mondiale la pénurie de sel rend impossible la fabrication de cette pâte et cet art populaire disparaît peu à peu.

Il est revenu en force ces deux dernières décennies surtout auprès des enfants qui peuvent ainsi librement s'exprimer. Mais la complexité peut aller beaucoup plus loin et on peut réaliser, avec une bonne maîtrise, des objets d'une grande finesse.

La pâte à sel est composée de farine, de sel et d'eau. 1 verre de sel fin
2 verres de farine
3/4 d'un verre d'eau

Il faut commencer par mélanger la farine et le sel, puis ajouter petit à petit l'eau. Pétrir jusqu'à obtenir une pâte assez ferme. La placer dans un sac plastique pendant qu'on exécute le modelage. On peut la conserver ainsi quelques jours.

On peut teinter la pâte dans la masse avant de la modeler et conserver ces pâtes de couleur dans différents pots hermétiques.

On peut opter pour le séchage des objets à l'air libre, au soleil (l'été) ou sur un radiateur. Mais il vaut mieux faire, au préalable, une légère cuisson au four pour bien souder les différentes parties entre elles.

Même vernies, les pâtes à sel doivent être conservées à l'abri de l'humidité.

 

Ils mesurent 37cm, peinture acrylique, vernis brillant, franges découpées dans des fines bandes de pâte, des heures incomptables de séchage au four , et une énorme dose de patience et de passion.
Je n'utilise aucun moule. Tous les modèles sont réalisés en plusieurs éléments, chacun étant malaxé, modelé, façonné indépendamment puis ajouté au sujet de base.
Certains modèles sont peints après cuisson puis vernis. Pour d'autres, la couleur a été mélangée directement à la pâte (colorants, gouaches). Les motifs sont réalisés par incrustations de différentes pâtes teintées . Ces modèles ne sont pas vernis pour garder un aspect naturel, mais ils seront plus fragiles et devront être conservés à l'abri de l'humidité.

 

J'ai réalisé une série de Têtes (18cm de hauteur) pour la décoration d'une librairie. J'ai travaillé sur des documents d'archives pour être au plus près de la réalité tant dans les costumes que dans les couleurs.

Après avoir modelé à plat j'ai testé le volume sur pied. Ce clown debout a necessité une mise en oeuvre très délicate et minutieuse, avec des cuissons intermédiaires.

Le bon dosage de la pâte, dans ce cas, est essentiel. Trop molle elle s'affaisse, trop sèche elle n'épouse pas les formes, les pliages, et se fend. L'ajout de glycérine est nécessaire.

 

 

La pâte à sel permet de reproduire toutes sortes d'objets, animaux, personnages, scènes de genre et aussi héros de BD. Pour souder entre elles les différentes parties du sujet il suffit d'appliquer un peu d'eau avec un coton tige.
Le "secret de la réussite" réside dans la cuisson qui doit être longue (plusieurs heures selon l'épaisseur) et à feu doux pour bien sécher la pâte et non la cuire. Après cuisson le sujet doit sonner creux quand on le tapote.

J'utilise de la peinture acrylique et un vernis à bois.

 

 

On attribue à Saint François d’Assise la première crèche vivante qui s'est déroulée en 1223 à Gréccio en Italie. On raconte que lors d'un séjour à Naples il aurait eu l’idée de fabriquer à l’aide d’eau et de farine, les trois figurines de la nativité (Santi belli). Il y ajouta l’âne, le bœuf et les trois rois mages.
J'ai modelé ces premiers santons en argile crue.

J'ai utilisé une peinture acrylique mate (ou gouache pour certaines parties).

Voici les personnages de la crèche qui représentent les différents métiers traditionnels.

En 1820 Louis Lagnel réalise le premier santon de Provence en argile crue.
En 1830 a lieu la première foire aux santons de Marseille avec 3 exposants.
Le nom des santons vient du provençal «santoun» qui signifie «petit saint».

 

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© CHRISTINE FRAGA FRENOT